14 novembre 2017

Plurial Novilia dévoile le projet « L’Habitat Bienveillant », la technologie au service du maintien à domicile des seniors

PLURIAL NOVILIA annonce aujourd’hui la mise en place d’un partenariat avec la start-up innovante SOLINNOV, et le lancement d’une expérimentation inédite sur Reims liée au logement senior connecté.

Pendant une année entière, les locataires de 11 logements rémois (dont 10 en réhabilitation) vont pouvoir bénéficier gratuitement d’un dispositif imaginé conjointement par les deux partenaires pour le quotidien des personnes âgées – une solution d’aide à l’autonomie mixant sécurité, confort et économies d’énergie. Le 1er logement a été équipé au mois de mars 2017.

« Selon l’Insee, en 2050, un habitant sur trois sera âgé de 60 ans ou plus – si les tendances démographiques actuelles se maintiennent », explique Alain Nicole, Directeur Général de PLURIAL NOVILIA.

« Or ce vieillissement de la population pose de vraies questions en matière de logement. Si l’on vieillit mieux aujourd’hui, cela se traduit naturellement par un désir de plus en plus fort de rester autonome plus longtemps chez soi. Et pour cela, le logement doit s’adapter, tant dans la conception-même de ses espaces que dans l’intégration de solutions innovantes. PLURIAL NOVILIA mène une réflexion depuis plusieurs années autour de ces questions, et s’est lancé dans une série de projets ambitieux – en individuel comme en collectif, en construction neuve comme en réhabilitation de notre patrimoine ».

De l’EHPAD de Dormans aux maisons connectées du projet KONEKTI à Bezannes (dont l’une sera entièrement pensée autour de la domotique et de la télémédecine), PLURIAL NOVILIA imagine en effet de multiples manières d’adapter le bâti au quotidien des personnes âgées. Pour cela, le bailleur social n’hésite pas à s’entourer de partenaires spécialisés qui partagent avec lui cette volonté de repousser les limites de l’habitat – à l’image de la start-up SOLINNOV.

Des équipements pour faciliter le quotidien des seniors


Le partenariat mis en place avec SOLINNOV repose donc sur l’aménagement de logements occupés par les seniors, afin de les rendre à la fois plus sûrs, plus confortables et plus adaptés au quotidien de ses occupants.

Pour cela, un certain nombre de dispositifs technologiques, équipements et capteurs ont été mis en place. Grâce à l’adaptabilité et à l’évolutivité du système, chaque installation peut répondre à la configuration du logement et aux souhaits des occupants.

« À la manière d’un Living Lab, ce projet d’Habitat Bienveillant vise à favoriser l’innovation ouverte, à partager avec les réseaux et à impliquer les utilisateurs », explique Nicolas Bourgeois, Responsable DSU de PLURIAL NOVILIA.

« Nous avons souhaité mettre en place une solution d’habitat connecté flexible, adaptable à différentes typologies de logement, et dont les occupants pourraient facilement se saisir pour améliorer leur quotidien. Notre objectif est de confronter ces équipements en situation réelle, de voir lesquels sont pertinents, ceux qu’ils convient d’améliorer ou de remplacer, etc… ».

Le système, installé exclusivement dans les parties privatives, se compose d’une partie centrale qui collecte et traite les informations reçues, et de plusieurs équipements et capteurs disséminés à des endroits stratégiques de l’habitation : équipement dans l’entrée ; détecteurs de mouvements ; multi-capteurs de température, d’hygrométrie, de luminosité et proposant un chemin lumineux ; électrovannes sur les circuits d’eau et de chauffage. À chaque étape, les locataires sont pleinement associés au choix et à l’installation des équipements.

Pour Jean-Louis Patat, Président de la start-up SOLINNOV, « le système connecté que nous mettons en place apporte des fonctions dans plusieurs grands domaines: le confort, les économies, la sécurité, l’assistance, le lien social. La Maison BienveillanteTM est une approche qui vise à mettre les technologies au service du quotidien : les bénéfices sont multiples pour les locataires, avec une vraie possibilité souhaitée par PLURIAL NOVILIA de personnaliser l’installation selon les besoins des locataires et l’évolution de leur santé au fil des mois et des années ».

« La réussite d’un projet comme celui-ci repose nécessairement sur l’implication des résidents », reprend Nicolas Bourgeois.

« Les dispositifs déployés par SOLINNOV sont d’ailleurs pensés pour être évolutifs et pour pouvoir évoluer au gré des études et des besoins des utilisateurs. Au fur et à mesure de l’expérimentation, de nouveaux équipements et de nouvelles fonctionnalités pourront être proposés aux utilisateurs au regard de l’évolution de leur situation personnelle. Nous souhaitons voir jusqu’où il est possible d’aller dans l’intégration au logement d’une technologie bénéfique à l’occupant, sans jamais être intrusive ».

Des usagés accompagnés collectivement


Si la mise en place de ces équipements se fait sur la base du volontariat, leur intégration au logement demande un temps d’adaptation et de familiarisation aux occupants – des personnes souvent peu ou pas familières avec les nouvelles technologies, alors qu’une partie des équipements est gérable via une tablette numérique.

Un suivi spécifique aux profils concernés a été imaginé par une équipe pluridisciplinaire, regroupant des représentants de PLURIAL NOVILIA et de SOLINNOV, ainsi que des professionnels de la santé (docteur, directeur d’établissement, personnalités qualifiés, psychologue, ergothérapeute notamment).

« Depuis l’installation du dispositif, j’ai l’impression de revivre et de me réapproprier mon appartement », témoigne M. Boudsoque, qui habite rue Ponsardin à Reims. « Cela m’apporte un vrai confort et une vraie liberté : je peux quitter mon domicile tout en m’assurant que tout va bien pour mon épouse grâce au suivi des alarmes sur mon smartphone. Le gros avantage est que nous avons pu choisir les fonctionnalités essentielles pour nous : alarmes incendie et dégâts des eaux, détecteur de chutes ou de présence pour l’éclairage… Et comme tout est intégré, pas besoin de s’équiper d’autres solutions externes ».

Pour des raisons de confidentialité des données vis-à-vis du bailleur, il a été décidé que les résidents seraient suivis par les équipes de SOLINNOV, supervisées par un Conseil Scientifique spécifique. Des visites physiques et des points téléphoniques sont régulièrement organisés afin de s’assurer du bon fonctionnement et de la pertinence du dispositif. Un système d’assistance est également mis en oeuvre, comprenant assistance technique et assistance d’urgence, pour toute question liée spécifiquement à l’habitat ou au système.

« Le partenariat mis en place repose sur une vision commune de la manière dont le logement peut aider les plus fragiles dans leur quotidien », conclut Jean-Claude Walterspieler, Président de PLURIAL NOVILIA. « Notre volonté est de permettre au plus grand nombre, y compris les personnes ayant des ressources limitées, de bénéficier d’une solution qui leur permet de rester à domicile dans de meilleures conditions de confort et de sécurité. Cette expérimentation est l’occasion pour nous de rencontrer de nouveaux partenaires, tant sur le volet fonctionnel que sur le volet financier, et de les intégrer au projet ».

Open Partners lance Habitat Junior® et son site dédié habitat-junior.com

Après avoir identifié un besoin urgent chez les jeunes en matière de logement, Open Partners lance HABITAT JUNIOR®, accompagné de sa plateforme web dédiée

OPEN PARTNERS estime le besoin des jeunes à 800 000 logements, dont 200 000 lits étudiants pour les 15 plus grandes agglomérations françaises. Un bref tour d’horizon permet de constater que 7 demandes de logements étudiants sur 10 ne sont pas satisfaites.

HABITAT JUNIOR® contre le mal-logement chez les jeunes

OPEN PARTNERS constate que le mal-logement chez les jeunes implique de nombreuses conséquences néfastes sur l’ensemble du territoire français et notamment :

Les métropoles ferment leurs portes aux jeunes actifs à cause du manque de logements adaptés
L’apprentissage devient moins accessible et le choix des filières universitaires et grandes écoles se réduit
La mobilité, facteur clé de l’emploi et des croissances régionales est appauvrie
Pour participer à résoudre cette « crise », OPEN PARTNERS met en place HABITAT JUNIOR® dédiant ses travaux à la réflexion, la sensibilisation et la construction de nouvelles formes de logements adaptés. Car si l’Etat aujourd’hui veut construire 80 000 logements pour les étudiants, ceux-ci seront absorbés en deux ans et les jeunes actifs ne sont compris dans cette offre qu’à hauteur de 20 000.

HABITAT-JUNIOR.COM l’observatoire du logement chez les jeunes

Habitat-junior.com, en s’appuyant sur l’Open Lab, sensibilise et informe. La plateforme accueille plusieurs rubriques et répertorie l’état d’avancement des divers projets, implications et autres actions d’HABITAT JUNIOR®. On pourra trouver des informations ou des news, suivre les dernières initiatives, et propositions pour vivre et travailler autrement, ou plus simplement scruter l’actualité, le contexte social et politique du logement étudiant, présenté sous forme d’infographie dynamique.

Open Lab, le laboratoire de recherche dédié au logement pour les jeunes

Open Lab est un laboratoire et un atelier « entonnoir » mixant professionnels de l’urbain, de la construction, du design, mais aussi des écrivains, des philosophes, des économistes et des think tank. Car, aujourd’hui, la transformation en cours dans l’immobilier dépasse largement le champs de la technique et de l’innovation et nécessite de connecter nos intelectuels pour prendre les sujets à bras-le-corps dans leurs globalités. Et évidement les premiers concernés : les jeunes. L’objectif, constituer un observatoire à vocation opérationnelle pour regrouper des données qui n’existent pas aujourd’hui et qui permettraient de redéfinir ce que doit être le logement des jeunes qu’ils soient étudiants, nouveaux actifs, primo-locataires et primos-accédents, apprentis, etc.

Les jeunes d’aujourd’hui sont plus exigeants, l’immobilier change, la société évolue vite et il devient difficile pour eux de trouver des logements adaptés à leurs besoins. Open Lab souhaite donc s’impliquer au maximum dans ces recherches pour favoriser et faciliter l’accès à des logements qui leur ressemblent.

APPEL AUX PARTENARIATS PUBLICS

Pour développer HABITAT JUNIOR®, Open Lab souhaite aussi associer à ses démarches les villes, les universités ainsi que les acteurs économiques privés. Grâce à cela, le renouvèlement urbain accordera une plus large place aux besoins des jeunes pour accélérer les process de réalisation et répondre enfin à l’urgence du mal-logement.

13 novembre 2017

Pétition UNPI contre l’acharnement fiscal et réglementaire sur les propriétaires immobiliers

Les propriétaires sont excédés : trop de charges, trop de taxes !

L’UNPI souhaite alerter le Président de la République sur leur situation en lançant une pétition nationale. Selon son président, Jean Perrin, cet acharnement est injuste et anormal.

Affirmer que les propriétaires sont des rentiers est profondément choquant.

Etre propriétaire, c’est une prise de risque, un investissement qui fait travailler de nombreuses personnes (artisans, notaires, huissiers, diagnostiqueurs...). L’UNPI réclame la reconnaissance de l’activité de bailleur en considérant leur patrimoine comme un outil de travail actif.

Jean Perrin lance un appel aux propriétaires de France qui en ont assez d’être stigmatisés pour qu’ils réagissent et soutiennent l’UNPI dans sa démarche.

La rentabilité immobilière pour le bailleur diminue de jour en jour ; alors que l’acharnement sur les propriétaires s’amplifie.

Les Français aiment la pierre mais l'immobilier est déjà l'actif le plus taxé avec 37 impôts et taxes :

- création de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en remplacement de l’ISF ;

- exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des assujettis actuels, ce qui entraînera, à terme, l’augmentation de la taxe foncière ;

- exclusion des revenus immobiliers de la « flat tax », qui seront donc soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux ;

- demande faite aux bailleurs de baisser leur loyer pour compenser la baisse des APL…

Les propriétaires privés réclament plus de simplicité, moins de pression fiscale, et une stabilité réglementaire générale.

Le Président de la République doit arrêter de s’acharner sur les propriétaires représentés par l’UNPI qui défend leurs intérêts au quotidien.

L’UNPI réaffirme que l’investissement locatif et l’accession à la propriété sont indispensables pour l’économie de notre pays ; ils sont source de responsabilité et de liberté.

Pétition en ligne sur : http://unpi.org/petitionUNPInovembre2017.html

07 novembre 2017

Le marché des châteaux renaît, les acquéreurs sont de retour

« L’incertitude des élections évaporée, le retour de la croissance, les indices économiques, qui repassent au vert, et les prix, devenus raisonnables, redynamisent le marché des châteaux», indique Thibault de Saint Vincent, Président de BARNES. Aujourd’hui, BARNES Propriétés et Châteaux, disposant d’un large choix de biens et de belles opportunités, constate le retour en force des acheteurs sur le marché.

Des acquéreurs en provenance des 4 coins du monde
Les acquéreurs restent majoritairement français mais sont rejoints par des acheteurs des pays de l’Europe du Nord, des USA, de la Chine, de la Russie…En général, ils s’intéressent davantage aux biens situés à proximité d’un bassin économique actif et faciles d’accès (aéroports internationaux et TGV). Leur recherche se porte sur des bastions, des forteresses, des manoirs, des gentilhommières ou encore des logis seigneuriaux souvent accompagnés de plusieurs dizaines d’hectares. Ce sont autant de belles constructions, qui dépeignent une mosaïque française de biens historiques de qualité.
On constate que « L’Ile-de-France, le Périgord, la vallée de la Loire, la Provence, la Bourgogne, la Sologne, la Normandie et la Bretagne, restent les adresses les plus prisées », précise Bertrand Couturié, Directeur de BARNES Propriétés et Châteaux.

Le marché du château : deux types d’acquéreurs
Le marché du château est double, professionnel ou privé. Certains biens sont transformés en hôtels, chambres d’hôtes et sont utilisés pour des réceptions (mariages / séminaires). Souvent, ces châteaux intéressent les acquéreurs professionnels, les travaux d’aménagement y étant déjà en partie réalisés.

Les acheteurs privés, pour assouvir leurs passions des vieilles pierres et de l’histoire de France, connaissent parfaitement le type d’architecture et la région du bien qu’ils recherchent. « Les Chinois apprécient le XVIIIe, les russes ont une affection particulière pour la Renaissance, les Anglais aiment le XVIIe », précise Bertrand Couturié, en précisant « qu’il ne faut pas faire de généralités ». Il ajoute « que tous apprécient les prix particulièrement attractifs de ces biens »

Des prix stables
La fourchette de la grande majorité des transactions se situe entre 700 000 euros et trois millions d’euros. Après avoir subi une baisse importante entre 2011 et 2015, les prix restent stables, bien qu’une légère tendance à la hausse se profile. Le prix des terres, telles que les terres agricoles, les prairies d’élevage ou les forêts et les territoires de chasse, ont su résister à la crise.

Le château, un conte de fées à portée de main
De nos jours et contrairement aux idées reçues, le château ne correspond plus à un signe ostentatoire de réussite. Les nouveaux propriétaires sont plus souvent des passionnés, réalisant un rêve. Aujourd’hui, il s’agit plus de l’achat d’un bien, dont on connaît les contraintes et les coûts, mais qui reste guidé par la passion.

06 novembre 2017

Crédit immobilier : Taux bons et mauvais partout en France

La météo des taux de Cafpi donne un aperçu des nouveaux barèmes des banques reçus en début de mois. Ces taux sont ceux qui seront proposés par Cafpi à sa clientèle en novembre


Depuis plusieurs mois, la demande de crédits immobiliers est en berne, obligeant les banques à faire jouer localement la concurrence pour attirer la clientèle des emprunteurs. Dans cette conjoncture, chaque région propose un taux plus ou moins attractif en fonction du profil de sa clientèle locale. Ainsi les taux les plus bas se trouvent en Nouvelle-Aquitaine sur 10 ans, en Bourgogne-Franche-Comté, Ile-de-France et dans le Grand Est sur 15 ans, en Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté sur 20 ans et en Normandie sur 25 ans.

Inversement les taux les plus hauts restent hors métropole sur 15, 20 et 25 ans. Sur 10 ans, c’est en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Grand-Est et Pays de la Loire, qu’emprunter coûte le plus cher.

Régions : les taux les plus bas


Rien ne va plus dans les taux de crédit immobilier proposés aux particuliers. En ce mois de novembre, aucune région ne peut se prévaloir du titre de région la plus attractive de France. Ainsi, sur 10 ans, le taux le plus bas de 0,80% se trouve en Nouvelle-Aquitaine. Elle est suivie du Centre-Val de Loire, de l’Ile-de-France de l’Occitanie et la Provence-Alpes-Côte d’Azur à 0,90%.

Sur 15 ans, c’est en Bourgogne-France-Comté, Grand-Est et Ile-de-France que le taux le plus bas (1,15%) se négocie, suivies de près de la Normandie avec 1,19%.

La Bourgogne-Franche-Comté prend également la première place, avec l’Auvergne-Rhône-Alpes sur 20 ans avec 1,20%. Vient ensuite le Grand-Est avec 1,30%.

Enfin sur 25 ans, c’est la Normandie qui propose le taux le plus bas à 1,55%. Derrière avec 1,65% viennent la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie.

Régions : les taux les plus élevés

Le taux le plus haut sur 10 ans envahi une grande partie du territoire. En effet, on emprunte à 0,95% en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bourgogne-Franche-Comté, en Bretagne, dans le Grand-Est, en Normandie et dans les Pays de la Loire. Un petit peu moins cher avec 0,94%, suivent la Corse et les DOM-TOM.

La Corse reste la moins attractive sur les autres durées avec 1,72% sur 15 ans, 1,98% sur 20 ans et 2,36% sur 25 ans. Avec 1,50% sur 15 ans, 1,78% sur 20 ans et 1,95% sur 25 ans, les DOM-TOM conservent la place d’avant dernier.

Hausse des taux de crédit immobilier, une tendance de fond

En octobre, les taux ont continué leurs progressions. Les crédits actés définitivement le mois dernier ont atteint 0,92% sur 10 ans, 1,28% sur 15 ans, 1,45% sur 20 ans et 1,77% sur 25 ans, en hausse de 0,02 à 0,17% par rapport à septembre. « La hausse des taux débutée il y a un an se poursuit, de façon limitée mais constante », indique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi.

Demande en baisse, une bonne nouvelle pour les emprunteurs
Pour le mois de novembre, les emprunteurs profiteront cependant d’une légère baisse des conditions de crédit, et ce pour toute les durées. En effet, la demande de crédit est en forte baisse, obligeant les banques à se faire une concurrence plus forte et rogner leurs marges pour attirer de nouveaux clients.
« S’ajoute également la disparition progressive des profils les plus fragiles, permettant ainsi aux banques de proposer des conditions plus alléchantes à des emprunteurs jugés moins risqués », précise Philippe Taboret.
Ainsi les barèmes des banques sont en baisse pour novembre. Les meilleurs taux négociés par Cafpi s’établissent ainsi à 0,80% sur 10 ans, 1,15 % sur 15 ans, 1,20% sur 20 ans et 1,55 sur 25 ans.

Un simple épiphénomène
« Mais il ne faut pas s’y tromper, la tendance reste à la hausse », insiste Philippe Taboret. D’ailleurs, en se désengageant un peu plus du rachat de dettes souveraines, la BCE a clairement signifié que la reprise économique est en cours, et que le retour de l’inflation la conduira à relever son taux directeur, faisant mécaniquement augmenter les taux de crédit immobilier.
Cette hausse devrait rester limitée, car si la conjoncture s’améliore les indicateurs progressent doucement.

Qu’espérer pour 2018 ?
Pour le 1er semestre 2018, on peut s’attendre à franchir la barre des 2% en taux fixe sur 20 ans. Les mesures prises par le gouvernement pourraient également conduire à accélérer l’exclusion des ménages les plus fragiles de l’accession à la propriété. « La disparition programmée des APL Accession pourrait être un nouveau coup dur porté aux ménages modestes, en plein hausse des taux, et des prix », confie Philippe Taboret. Mais le gouvernement semble être ouvert au retour de ce dispositif. Le PTZ, même s’il a été modifié, a également été prolongé pour 4 ans. « Si le gouvernement prend pleinement conscience que certaines aides sont utiles au marché, la primo-accession restera importante l’an prochain. C’est primordial, car les primo-accédants sont le moteur du marché immobilier », conclut-il.

Dispositif Pinel : ne pas brûler les idoles

Par Edouard Rouy, Directeur de SEGER


Emmanuel Macron porte pour la politique du logement une ambition revitalisante. On peut probablement mieux faire avec les quelque 42 milliards du budget de l'État, soit l'équivalent de 2% du PIB, pour la cause du logement. Néanmoins, depuis des dizaines d'années, les indicateurs logement s'améliorent. Il serait coupable, au moment de faire souffler un vent de bouleversement, de ne pas voir ce qui marche.

Ainsi la première intention de l'exécutif a-t-elle été de regarder du côté du dispositif d'incitation à l'investissement locatif, le Pinel, pour voir si l'on ne pouvait le modifier, l’amender, le transformer.

Pourtant les considérations budgétaires sont favorables au Pinel : chaque logement édifié génère un emploi et demi direct et deux emplois indirects, dans les services immobiliers notamment. Quant à l'équation fiscale, elle est heureuse pour l'État : certes, il consent une moindre rentrée fiscale sur la taxation des ménages, mais récupère en réalité bien plus, ainsi que les collectivités territoriales et les communes. Il importe que le gouvernement regarde à long terme et apprécie sans passion ce qui peut être rationalisé dans le dispositif Pinel, en se départissant de l'idée qu'on gratifie les ménages investisseurs et les promoteurs depuis trente ans sans aucune contrepartie.

Reste la question du zonage, dont on s’accommode un peu vite. Oui, les besoins sont majorés dans les territoires tendus, ayant pour épicentres les grandes villes et leurs agglomérations. Pour autant, prétendre que l’ensemble des autres territoires n’a aucun besoin d’augmenter son parc locatif ni de le renouveler est excessif. Les dispositifs successifs, jusqu’au Pinel compris, ont ainsi contribué à l’aménagement de l’ensemble du territoire national en favorisant l’investissement locatif dans des endroits dont l’attractivité est émergente ou en devenir. Empêcher de façon radicale, sans aucune souplesse, les investisseurs de bénéficier d’un allègement fiscal dans ces communes, c’est porter un lourd préjudice à la cohésion des territoires. À tout le moins faudrait-il que les situations territoriales spécifiques puissent être examinées avec attention et que les zones supposées non denses soient étudiées finement. Par ailleurs, il ne faut pas occulter le libre abrite des investisseurs, qui certes regardent la possibilité de profiter du dispositif Pinel, mais qui regarde cet investissement immobilier comme un placement a long terme (bien au delà des durées du dispositif Pinel).

Enfin, la plus éclatante preuve de la réussite de ces dispositifs est le fait que depuis 1986 et le premier dispositif de défiscalisation, un million et demi de logements locatifs privés sont venus abonder l’offre locative, qui plus est avec des logements de qualité, plus économe en énergie, plus confortable, contribuant au passage à une meilleure accessibilité des loyers privés. C'est près d'un cinquième du parc. La France donne à ses ménages un vrai choix entre le statut de locataire et le statut de propriétaire.

Il est à souhaiter que le débat parlementaire confirme l’intérêt renouvelé pour le dispositif Pinel et pose en des termes moins arbitraires la question de l’exclusion de toutes les communes classées en zone B2 et suivantes.

L’ARC passe à l’offensive en proposant au gouvernement ses 43 réformes sur le droit de la copropriété

Depuis plus d’un mois, l’ARC a mis sur la place publique le projet du gouvernement de réformer par voie d’ordonnances la loi du 10 juillet 1965 qui régit le statut des copropriétés.

Il s’agit non pas de procéder à une évolution de la loi du 10 juillet 1965 mais carrément de l’abroger pour en refonder une nouvelle, sans qu’une concertation entre les différents acteurs de la copropriété n’ait été engagée.

Le projet de texte serait quasiment rédigé, impliquant que des revues et sites spécialisés dans le droit immobilier commencent à commenter les futures dispositions les plus ambitieuses.

Parmi elles, on retrouve l’obligation d’instaurer dans les copropriétés de plus de 100 lots un conseil d’administration composé de copropriétaires élus par l’assemblée générale, qui serait en mesure de prendre toute décision qui relève de l’actuel article 24 de la loi du 10 juillet 1965, à l’exception du vote du budget prévisionnel et de l’approbation des comptes.

Concrètement ce futur conseil d’administration serait habilité à engager des travaux de rénovation, comme un ravalement avec isolation qui représente généralement plusieurs centaines de milliers d’euros, voire même qui peut atteindre le million ou plus.

Selon nous, cette mesure n’est pas réaliste, sachant que des copropriétaires – quand bien même élus – qui sont bénévoles et souvent insuffisamment formés, ne prendront pas la responsabilité d’engager des dépenses qui peuvent représenter des coûts extrêmement importants au nom du syndicat de copropriétaires.

Cette mesure n’est donc pas la solution adaptée pour répondre au manque de travaux de rénovation engagés dans les copropriétés.

Plus encore, ce nouveau texte ne traite ni des principales carences de la loi du 10 juillet 1965, ni ne répond aux enjeux que doivent affronter les copropriétés notamment en matière de rénovation et d’entretien du bâti et de ses équipements.

Il s’agit donc de faire du neuf avec du vieux, en rajoutant quelques petites réformettes qui risquent de poser plus de problèmes que d’en résoudre.

Ainsi, nous considérons que le projet de textes soumis au gouvernement est largement insuffisant, se contentant uniquement d’alourdir les obligations à l’égard du conseil syndical.

C’est face à ce constat que l’ARC a saisi le Président de la République ainsi que le ministère de la Cohésion des territoires pour d’une part, leur exprimer notre inquiétude sur les orientations de ce projet de texte et d’autre part, pour leur proposer nos 43 réformes qui débloqueraient les dysfonctionnements rencontrés dans les copropriétés.

Notre réflexion s’est basée tout d’abord sur un état des lieux de la situation en mettant en exergue les difficultés rencontrées, permettant alors en toute logique de pouvoir soumettre au gouvernement nos propositions de réformes.

Les principales dispositions proposées s’appuient sur trois fondements essentiels qui sont :

1- Un nouveau statut du syndic professionnel qui deviendrait un prestataire de la copropriété, avec comme contrepouvoir un conseil syndical qui serait doté de la personnalité morale et qui pourra engager une action judiciaire à son encontre en cas de manquements aux dispositions légales, réglementaires ou déontologiques.

2- La reconnaissance d’un capital propre de la copropriété, avec une redéfinition de l’usage du fonds travaux afin de permettre un autofinancement pour faire face aux travaux d’entretien et de rénovation nécessaires pour la préservation du bâti et des équipements communs.

3- Une fluidification de la prise de décisions, en constituant un conseil syndical ou d’administration qui pourra prendre des résolutions relatives à des travaux de rénovations qui devront néanmoins être impérativement ratifiées par les copropriétaires grâce à une consultation électronique sécurisée.

03 novembre 2017

Annonces de la BCE : taux de crédit immobilier irrémédiablement à la hausse

A la suite de la FED, plusieurs banques centrales, dont notamment au Royaume-Uni, ont choisi de changer leurs politiques monétaires et de relever leurs taux directeurs. L’amélioration des indicateurs économiques dans ces pays (croissance et inflation en hausse, chômage en baisse) dessine une reprise progressive.

Dans la zone Euro, la croissance est d’ailleurs plus forte que prévue (2% sur les 4 derniers trimestres) et le marché de l’emploi semble repartir. En conséquence, Mario Draghi, Président de la Banque Centrale Européenne, a décidé de poursuivre le désengagement du rachat de dettes souveraines. « La BCE ne rachètera que 30 milliards d'euros de dettes par mois à partir de janvier 2018, après une première baisse 20 milliards en avril dernier, passant de 80 à 60 milliards » , explique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi. La BCE a confirmé que ce nouveau cap sera maintenu au moins jusqu’à septembre 2018, mais, afin de rassurer les marchés, le taux directeur va rester à 0%

Ne nous y trompons pas. Aujourd’hui, face à une demande en baisse en cette rentrée, les banques ont intensifié leurs efforts, en rognant leurs marges, pour attirer la clientèle d’emprunteurs . « Il ne s’agit que d’une fluctuation temporaire », souligne Philippe Taboret. La tendance de fond va rester à la hausse des taux. « Dès que le taux d’inflation cible sera atteint en zone Euro, la BCE relèvera elle aussi son taux directeur », précise-t-il. La hausse sera plus ou moins rapide en fonction du redressement économique.

Qu’attendre de cette hausse ? « La hausse des taux de crédits immobiliers est irrémédiable, indique Philippe Taboret. Mais elle restera limitée, la croissance et l’inflation progressant lentement ». Pour le 1er semestre 2018, on peut s’attendre à franchir la barre des 2% en taux fixe sur 20 ans, contre 1,80% aujourd’hui « Ces conditions restent très attractives et permettent au plus grand nombre d’emprunter les sommes nécessaires pour réaliser leur projet immobilier à moindre coût », conclut-il.

Des prix de l’immobilier haut de gamme en baisse de 20% et de nombreuses opportunités en Catalogne

L'immobilier de luxe catalan a vécu deux années de hausse constante des prix et retrouvé une activité forte après la crise économique. Le marché vivait dans une bulle. Depuis près d’un mois, avec la crise politique, les cartes sont redistribuées. BARNES Espagne constate une forte tendance à la baisse des prix depuis un mois et estime que le prix moyen des logements de luxe en Catalogne pourrait chuter de 20% dans les mois à venir.

Retournement du marché de la transaction
Ces dernières années, la hausse constante des prix à Barcelone a conduit de nombreux vendeurs catalans à demander des prix similaires à ceux de Paris : les appartements très spacieux, de 400 mètres carrés ou plus, se négocient 4 millions d'euros. « Pour le même prix, il est possible d’acquérir un duplex de 345 m² près des Champs-Elysées », explique Emmanuel Virgoulay, associé fondateur de BARNES Espagne.
De plus, les biens mis en vente ne correspondent plus à la demande, en matière de taille et de prix laissant ainsi présager une baisse de 20% des prix moyens dans les prochains mois.

Une nouvelle clientèle. Jusqu’à présent le marché était dominé par les vendeurs, « mais la situation change, précise Emmanuel Virgoulay cela devient un marché d'acheteurs ». BARNES Espagne note une augmentation notable d'investisseurs domestiques et étrangers disposés à acheter un logement sur un marché qui offre de meilleures opportunités de négociation. « Le marché immobilier catalan est capable de s'adapter à la situation politique actuelle. La déflation du marché et le retour à des prix plus raisonnables vont confirmer l'intérêt croissant de nouveaux investisseurs nationaux et étrangers prêts à parier sur un marché qui offre de meilleures opportunités d'investissement », ajoute-t-il.

Une valeur sûre. Malgré la situation, Barcelone reste une ville internationale très attractive. « Il y aura toujours des investisseurs intéressés par la Catalogne, sa culture, sa gastronomie, son climat… », confirme Emmanuel Virgoulay. Le marché ne devrait donc pas s'effondrer. « Les crises génèrent toujours de nouvelles opportunités commerciales, telles que Lehman Brothers en 2008 », précise-t-il.

La location, toujours au bon fixe
Le secteur de la location, par contre, reste insensible à la crise politique, avec une stabilisation des loyers et une demande qui se maintient à la hausse. « Mais si les entreprises continuent de fuir et que la demande chute, bien sûr, les prix vont baisser, explique Emmanuel Virgoulay. Certains professionnels parlent d’une chute de 50% du tourisme si les choses ne se calment pas rapidement ».