15 janvier 2018

A Nantes, BARNES réalise la plus importante transaction résidentielle jamais enregistrée

BARNES vient de vendre l’ancienne Maison de l’Avocat, un hôtel particulier de 750m² situé dans le centre de Nantes, présenté au prix de 5 200 000 €. Acquise en 2009 par un célèbre footballeur international, l’hôtel particulier a été repris par un industriel nantais.

Un bien historique

Construit au XIXème siècle et entièrement rénové entre 2009 et 2012 par un architecte de renom, cet hôtel particulier est inscrit au Patrimoine nantais. Le rez-de-chaussée comprend une cuisine ouverte ainsi que trois grandes pièces de réception donnant sur un jardin paysagé de 1 700m², orienté au sud. Le premier étage se répartit en 4 suites somptueuses, tandis que le 2nd se compose de 4 autres chambres avec leurs salles de bains privatives.

Un sous-sol ainsi qu’une dépendance à rénover complètent ce bien.

Dans un marché qui s’ouvre

Le marché de l’immobilier haut de gamme nantais est dynamisé par la demande locale et par des acquéreurs issus des grandes capitales régionales françaises, « De nombreuses transactions sup 1 million d’euros sont le fait de cadres intégrant de grandes entreprises locales, précise Etienne de Gibon, Directeur de BARNES Nantes-La Baule, mais le marché s’ouvre de plus en plus à une clientèle plus large et qui s’internationalise ».

Grande métropole française, Nantes propose de grandes surfaces et des biens d’exception qui suscitent de plus en plus d’intérêt.

« Un an seulement après l’ouverture de notre agence, cette transaction, record pour la ville, confirme la position de leader de BARNES dans l’immobilier haut de gamme nantais », précise Etienne de Gibon.

10 janvier 2018

La FNAIM dresse le bilan et les perspectives du marché de l'immobilier

Avec presque 1 million de logements vendus en 2017, le marché immobilier hexagonal a enfin retrouvé le dynamisme de 2007. L’engouement retrouvé pour la pierre a engendré une hausse des prix au m² de + 4,2 % entre 2016 et 2017 avec, pour une fois, non pas Paris mais Bordeaux en tête de classement. Logiquement, le pouvoir d’achat recule partout. En 2018, le dynamisme des ventes devrait perdurer, mais la hausse des prix devrait être plus modérée : + 2 % envisagés…

L’ACTIVITÉ DU MARCHÉ A DÉCOLLÉ…


Après près d’une décennie de morosité, entre 2008 et 2016, le marché retrouve son dynamisme, avec un nombre de ventes global atteignant 986.000 en 2017 (contre 845.000 en 2016).
En l’espace de 3 ans (2015 à 2017), les ventes ont fait un bond de 300.000 unités supplémentaires dans l’année, soit une progression de 42 % (48 % en Île-de-France et 41 % en province). Sur 10 ans, la progression s’établit à 22 % sur la France entière et à 13 % et 24 % en Île-de-France et en province.

Toutes les régions ont profité de cette embellie du nombre de ventes, avec évidemment des disparités entre départements. Par exemple, si l’on a constaté, entre 2016 et 2017, + 23 % de ventes supplémentaires en Indre-et-Loire, celles-ci n’ont progressé « que » de 8 % dans les Ardennes.
Il est à noter que les 10 départements les plus actifs du territoire concentrent à eux seuls 41,4 % du montant total des ventes. Il s’agit de Paris, les Hauts-de-Seine, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, la Gironde, le Rhône, les Yvelines, le Var, le Nord et le Val-de-Marne.

Le taux de rotation (nombre de ventes par rapport au marché existant) a ainsi retrouvé son niveau du début des années 2000, soit 2,8 %... à comparer avec le taux de 1,8 % observé en 2009. Sans grande surprise, les taux de rotation les plus élevés se trouvent sur les façades de la Méditerranée et de l’Atlantique, ainsi qu’en Île-de-France.

…TOUT COMME LE PRIX


Ce dynamisme des ventes s’est accompagné d’une hausse des prix au m², entre 2016 et 2017, de 4,2 % (+ 1,5 % en 2016 par rapport à 2015), impliquant un prix moyen de vente au m², en France, de 2.550 €. Rappelons que nos prévisions annoncées en janvier 2017 faisaient état d’une hausse prévue entre 2 % et 5 %.
Les prix des appartements ont grimpé plus vite que ceux des maisons : + 4,9 % (3.385 € / m²) au lieu de + 3,7 % (2.143 € / m²) pour l’habitat individuel. À noter que la tendance s’est inversée par rapport à l’an dernier.

L’Île-de-France est la région qui a enregistré le plus fort taux de hausse en un an : + 5 %
(4.276 € / m²), alors que la province affiche une courbe de + 3,9 % (2.188 € / m²). La différence avec les chiffres de l’an dernier est spectaculaire : en 2016, la hausse n’avait atteint que + 2,1 % en Île-de-France (soit plus du double cette année) et + 1,3 % en province.
Bordeaux est la ville où les prix ont le plus augmenté : + 7,7 %. Paris arrive en deuxième position avec + 6,5 % ; le prix de vente au m² passant à 9.228 € dans la capitale.
L’évolution dans les autres grandes capitales régionales est de + 5,3 % à Lyon + 4,3 % à Nantes, + 3,9 % à Toulouse, + 3,8 % à Lille, + 3,3 % à Rouen, + 3 % à Rennes, + 2 % à Strasbourg, + 1,5 % à Marseille, + 1,2 % à Ajaccio. À Orléans, les prix n’ont pas évolué (+ 0,1 %) tandis qu’à Dijon, ils reculent même de 1%.

Cette hausse est toutefois à relativiser si l’on inclut l’inflation. En effet, avec cette dernière, seule l’Ile-de-France sort en positif : la hausse en prix constants atteint + 10,5 % en 10 ans et + 1,5 % en 5 ans. En province, les prix en euros constants ont reculé de 3 % en 10 ans et de 1,7 % en 5 ans.

LE POUVOIR D’ACHAT, LUI, RECULE

Cette hausse des prix a logiquement provoqué un recul du pouvoir d’achat immobilier. Ainsi, dans le cadre de l’hypothèse de l’achat d’un logement de 60 m² à l’aide d’un emprunt sur 20 ans, le pouvoir d’achat recule de 5,1 m² à Bordeaux, de 4,5 m² à Paris, de 3,9 m² à Lyon, de 3,3 m² à Nantes, de 3,1 m² à Lille et à Toulouse, de 2,8 m² à Rouen, de 2,6 m² à Rennes, de 2,1 m² à Strasbourg, de 1,8 m² à Marseille, de 1,6 m² à Ajaccio et reste relativement stable à Dijon et Orléans.

09 janvier 2018

Rapports entre l’exécutif et professions immobilières : une étrange idée de la confiance

La période de non dialogue semblait enfin révolue, pourtant, une disposition de l’article 68 de la loi de Finances, plafonnant les honoraires des intermédiaires en immobilier, ébranle la méthode de concertation respectueuse qui semblait avoir été finalement acceptée par le gouvernement.

Les premiers mois du gouvernement d’Édouard Philippe avaient mis à rude épreuve les corps intermédiaires de l’immobilier : l’exécutif n’entendait pas mener un dialogue ouvert et très vite, des mesures intempestives ont été annoncées, sans appréciation de leurs conséquences. Erreur que l’écoute des professionnels eût épargnée à Emmanuel Macron. D’autres ont suivi, tantôt reprises à temps, comme l’envie de tuer le CITE, tantôt confirmées, comme l’IFI. On pensait cette période révolue et des indices semblaient prouver qu’une méthode plus respectueuse des parties prenantes prendrait la suite. Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires, a fait part de sa volonté de s’appuyer sur les professionnels du logement. Au même moment, il faisait droit à une demande du président du Sénat, Gérard Larcher, qui avait appelé de ses vœux une conférence de consensus, faisant d’ailleurs écho à la proposition de la FNAIM d’un Grenelle du logement.

Pourtant, un amendement du Sénateur Albéric de Montgolfier, auquel le gouvernement a fait le meilleur accueil, vient d’introduire discrètement dans la loi de Finances, à l’article 68, une disposition scélérate, qui démontre à l’inverse que rien n’a changé : désormais, les honoraires de transaction relatifs à la vente de logements acquis par des investisseurs en régime Pinel seront plafonnés, le plafond devant être défini par décret et fixé en pourcentage du prix du bien. La disposition prévoit une sanction lourde, dix fois le montant de la différence entre des honoraires estimés normaux et les honoraires pratiqués par le professionnel intermédiaire.

Disposition scélérate à tous égards. D’abord, la façon de faire, sans aucun échange avec les professionnels visés, agents immobiliers, conseils en gestion de patrimoine, réseaux de distribution divers, notamment financiers et bancaires, est une entorse au contrat de confiance que le gouvernement a prétendu passer avec les corps intermédiaires. Elle témoigne en particulier du plus souverain mépris pour le CNTGI et ses membres, alors que la loi oblige les pouvoirs publics à les consulter sur tout projet de dispositions touchant à l’exercice des activités de transaction ou de gestion.

Pis encore: Il fait fi de la liberté qu’ont les professionnels, qui souffrent déjà d’une suradministration du marché, de déterminer leurs honoraires, corollaire de la liberté des particuliers de recourir à eux, selon le montant de leurs prestations. À cela s’ajoute la probable inefficacité de cette mesure sur le prix final qui ne baissera pas forcément. La marge sera récupérée par le promoteur car les coûts commerciaux font partie de son montage.

Comment comprendre les motifs de ce plafonnement ? Un récent arrêté, du 1er avril 2017, a établi que lorsque des honoraires de vente étaient mis à la charge de l’acquéreur, ces derniers devaient être indiqués de façon analytique et n’étaient pas augmentatifs du prix, ne pouvant en aucun cas inclure la part des honoraires à la charge du vendeur. En clair, la règlementation a reconnu que les honoraires ne pouvaient pas influer sur le prix.

La transparence de l’affichage en constitue une garantie. La suspicion selon laquelle lorsqu’un logement est assorti d’un avantage fiscal son acquéreur ne regarde pas le coût de sa commercialisation et que les professionnels en profitent pour pratiquer des tarifs non justifiés est simplement aberrante. Elle part du présupposé que les spécialistes de la transaction sont peu scrupuleux et que l’investisseur manque de discernement.

Plutôt que d’accréditer ces a priori insupportables, le gouvernement devrait pousser les feux pour mettre en place la commission de discipline dépendant du CNTGI. Elle sera là pour punir les agissements indélicats s’il s’en présente et sera plus pertinente qu’un opprobre jeté sans nuances, sur toute une communauté professionnelle. Il est urgent d’abroger cet article de la loi de Finances, qui porte le discrédit sur les spécialistes de la transaction et du conseil en investissement en leur envoyant un signal politique inquiétant. Le regard de mésestime posé par nos gouvernants sur nos métiers ne sera pas plus longtemps toléré. À quand une authentique confiance ?