02 novembre 2015

Halte à la chasse aux bailleurs privés !

La loi sur l'encadrement des loyers a des conséquences catastrophiques : les propriétaires, écœurés par les nouvelles contraintes, la perte de la rentabilité et l'impossibilité de se séparer d'un mauvais locataire mettent leurs biens en vente pour acquérir à l’étranger ou décident de les louer en saisonnier. Plusieurs centaines d’appartements ont déjà disparu du marché locatif traditionnel et si rien ne change, vivre à Paris ne sera plus envisageable pour ceux qui n’ont ni les moyens d’acheter ou qui ne remplissent pas

les « bons critères » pour accéder à un logement social. L'exact effet inverse de ce qui est recherché !

Une ville ne vit que si l'on y vit. Veut-on faire de Paris une ville musée, livrée aux locations saisonnières des touristes ? Souhaite-t-on vider la ville de ses habitants qui pourtant y travaillent, font leurs achats, scolarisent leurs enfants, entretiennent leurs logements ?

Certes, la ville de Parislutte contre l’explosion des meublés de tourisme, mais elle serait plus avisée de faire le ménage chez elle.

Le logement social qui ne cesse de se renforcer à Paris, est imposé sans concertation avec les professionnels et les Parisiens, qui découvrent souvent dans les médias que les occupants des beaux logements sociaux sont loin d'être tous nécessiteux.

Quant aux plus fortunés, souvent étrangers, la ville lumière n'est que leur pied à terre, le temps d'un court séjour.

En regardant vers Bruxelles, nos dirigeants y découvriraient un marché locatif fluide et équilibré, grâce notamment à une exonération fiscale de bon sens accordée aux bailleurs. Mais nos élus ont souvent la vue courte, aveuglée par l’idéologie. Comme disait Cécile Duflot, « la loi sur le logement est une loi clairement de gauche ». On aurait préféré une loi ni de droite, ni de gauche mais juste efficace.

Thibault de Saint Vincent,
Président de BARNES

PATRIZIA acquiert un portefeuille de commerces « prime » aux Pays-Bas pour 340M d’€

PATRIZIA Immobilien AG a acquis aux Pays-Bas un portefeuille de biens immobiliers prime composé de 145 commerces, appartements et bureaux. La transaction a été réalisée par le biais de sa filiale PATRIZIA Netherlands. Le prix d'achat était d’environ 340 millions d’€. L'acquisition a été réalisée pour le compte d'investisseurs institutionnels regroupés dans un « fonds spécial », récemment créé et appelé « PATRIZIA Dutch High Street Retail Fund 1 ». "Cette transaction hors marché a démontré une fois de plus que notre organisation européenne nous met dans une position idéale pour identifier les opportunités d'investissement attrayantes pour le compte de nos clients, même au-delà des opérations connues du marché", déclare Wolfgang Egger, président directeur général de PATRIZIA Immobilien AG.

Le portefeuille acquis comprend 107 commerces, situés dans les meilleurs emplacements commerciaux des centres urbains. Par exemple : Kalverstraat à Amsterdam, Spuistraat à La Haye, Ketelstraat à Arnhem, Demer à Eindhoven, Eindstraat à Breda et Grote Houtstraat à Haarlem. Le portefeuille comprend également 35 logements et 3 petits immeubles de bureaux. Environ deux tiers des commerces se situent dans les 20 meilleures localisations commerciales des Pays-Bas, et 89 % se situent dans les 40 emplacements commerciaux les plus recherchés dans le pays. Les principaux locataires sont des enseignes internationales bien connues, parmi lesquelles H & M, Zara, C & A, Adidas, Vero Moda, Foot Locker et Apple - bien qu’il y ait également des chaînes de magasins nationaux et certains commerçants régionaux.

Les centres villes traditionnels et leurs grandes artères commerçantes restent parmi les emplacements commerciaux les plus importants aux Pays-Bas, principalement en raison de processus d’autorisations stricts et des réglementations lourdes. Par conséquent, les propriétés commerciales acquises dans les zones commerciales sont considérées comme des investissements très sûrs. "Ce type de commerces gardera toujours une forte valorisation à long terme, même avec l’évolution actuelle du commerce en ligne», déclare Peter Helfrich, directeur général de PATRIZIA Netherlands. "L'environnement du commerce traverse une période de changements, qui se traduit par une demande accrue pour les meilleurs emplacements, ce qui donne à ces actifs une très grande résilience", poursuit Peter Helfrich. C’est la raison pour laquelle il y a eu une forte demande pour le nouveau fonds d’investissement « PATRIZIA Dutch High Street Retail Fund 1 ».

Cette récente acquisition illustre la poursuite de la stratégie de PATRIZIA de créer un portefeuille immobilier sous gestion aux Pays-Bas avec des objectifs de long terme. Ce n’est que l'an dernier que PATRIZIA a racheté un portefeuille d'environ 5500 appartements auprès d'une association néerlandaise, marquant la transaction la plus importante sur le marché immobilier néerlandais à ce jour. PATRIZIA a récemment conclu un accord avec une société de promotion immobilière néerlandaise pour acquérir environ 600 appartements dans le sud de La Haye dès leur achèvement. Cela fait suite à un accord signé par PATRIZIA avec les autorités de la ville de La Haye au printemps dernier, confirmant ses projets d’investir dans 150 à 200 nouveaux appartements par an dans cette ville.

Annonces de François Hollande en faveur de la primo-accession - une bonne nouvelle !

Dans son discours hier à Nancy, François Hollande a précisé les mesures qu’il souhaitait prendre en faveur des primo-accédants.

Il semblerait que, cette fois-ci, le gouvernement ait écouté les professionnels.

Rappelons que CAFPI milite depuis 2 ans pour le retour du PTZ dans l’ancien sous conditions de travaux dans les zones urbaines, car les jeunes souhaitent vivre dans les zones où il y a de l’activité.

L’élargissement du PTZ, dans le neuf et dans l’ancien, à la quasi-totalité du territoire va dans le bon sens.

De plus en proposant que le PTZ représente jusqu’à 40% du montant total d’un prêt et un différé de remboursement de 5 ans, on offre une vraie bouffée d’air aux acquéreurs les plus modestes.

A présent, reste à voir comment le gouvernement va retranscrire les annonces du Président dans les textes de loi pour transformer « l’essai » économique et politique d’un retour des primo accédant jeunes sur le marché…

Philippe Taboret
Directeur Général Adjoint de CAFPI