04 juillet 2012

Les taux de crédit immobilier historiquement bas font revenir des acheteurs

En juillet, près de 60 % des banques ont baissé leurs taux de crédit immobilier sur toutes les durées, et plus de 20 % sur les durées de 20 ans et moins. Même si quelques banques ont remonté leurs barèmes, le taux moyen sur 20 ans ressort en baisse de 0,10 point à 3,85 %. Dans ce contexte très avantageux, la demande de crédit immobilier se redresse en juin, témoignant d'un moindre attentisme dans la foulée de l'élection présidentielle.

Près de 80 % des banques proposent des taux inférieurs à 4 % sur 20 ans

En juillet, les taux restent globalement orientés à la baisse, même si l'on observe quelques remontées de taux isolées. Plus précisément, parmi les nouveaux barèmes reçus pour juillet, 59 % affichent des baisses de taux de 0,13 % en moyenne, 21 % des baisses sur 15 et 20 ans (stables au-delà) et 14 % des hausses de taux, allant de 0,05 % à 0,30 % notamment pour une banque dont les taux avaient beaucoup baissé ces derniers mois. Ainsi, près de 80 % des banques proposent désormais des taux inférieurs à 4 % sur 20 ans alors qu'elles n'étaient que 5 % à le faire en janvier 2012. Le taux moyen sur 20 ans s'établit ainsi à 3,85 % ce mois-ci (en baisse de 0,10 point par rapport à juin) contre 4,31 % en janvier.

« En juillet, après un mois de juin marqué par un taux de l'OAT 10 ans tombé à son plus bas niveau historique, les banques ont poursuivi le mouvement de baisse de taux enclenché au début de l'année 2012. La possible baisse du principal taux directeur de la Banque centrale européenne le 5 juillet pourrait permettre aux banques de continuer à se refinancer à moindre coût et proposer ainsi des taux extrêmement favorables aux emprunteurs pendant encore quelques mois » explique Hervé Hatt, directeur général de meilleurtaux.com.

Une demande en progression en juin après plusieurs mois d'attentisme

Après un début d'année marqué par un intérêt certain pour l'immobilier mais un attentisme important des emprunteurs, au 2ème trimestre 2012 la tendance montre des signes de reprise. Le nombre de dossiers déposés sur le site internet meilleurtaux.com a augmenté en moyenne de 18 % par rapport au 2ème trimestre 2011. C'est en juin que le retour de la demande a été le plus marqué avec une hausse de près de 26 % des dossiers déposés.

Phénomène nouveau : les particuliers semblent de nouveau prêts à passer à l'acte d'achat et devenir propriétaire. Si le nombre de dossiers avec compromis de vente signé ou en passe de l'être (sous 15 jours) reste en baisse de 6 % sur l'ensemble du 2ème trimestre par rapport à la même période l'année dernière, en juin, pour la 1ère fois en 2012, il ressort en hausse de 8 % (contre -12% en mai).

« Au regard du nombre croissant de dossiers déposés sur notre site, l'attentisme constaté ces derniers mois est moins d'actualité. Nous constatons, pour la première fois depuis le début de l'année, une hausse des demandes de crédit « urgentes », émanant de particuliers en train d'acheter un bien immobilier et ayant signé un compromis de vente. Le niveau historiquement bas des taux incite ceux qui souhaitent devenir propriétaire à passer à l'acte, et ce même si aucune annonce d'évolution règlementaire n'a encore été faite. Bien sûr, ces demandes de crédit ne seront comptabilisées comme transactions que dans quelques mois...» analyse Sandrine Allonier, responsable des études économiques chez meilleurtaux.com.

À propos de Meilleurtaux - www.meilleurtaux.com

Depuis sa création en 1999, Meilleurtaux conseille les particuliers à la recherche d'un crédit immobilier. Il les met en relation avec les établissements bancaires susceptibles de leur accorder la meilleure solution de financement (taux du crédit, assurance de prêt, etc.), compte tenu de leur profil et de leur projet. L'offre de Meilleurtaux s'est étendue aux autres crédits et à l'assurance. Les services sont accessibles à partir du site Internet www.meilleurtaux.com, via les plates-formes téléphoniques, ou auprès de l'une des 160 agences à Paris et en région.




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02 juillet 2012

MeilleursAgents.com publie la 39ème édition de son baromètre mensuel des prix de l’immobilier résidentiel à Paris et en Île-de-France

Dans un marché endormi, comme tétanisé par le pessimisme et l'attentisme, force est de constater qu'en mai les volumes de transaction continuent de baisser.

Tout contribue à verrouiller le marché et la période de pessimisme économique et fiscal ambiant renforce encore plus l'attentisme des acheteurs et des vendeurs.

Peut-on espérer un déclic ? Quel climat pour les prochains mois ? Quels enjeux pour les professionnels du marché ?

Le baromètre en quelques mots :

En mai 2012 :

· Les volumes de transaction continuent de baisser dans un marché dominé par le pessimisme et l'incertitude

· En mai, les prix de vente réels baissent légèrement à Paris (-0,3%) et augmentent faiblement en banlieue (+0,3%)

· Les produits banals se vendent difficilement, seuls les petites surfaces faciles à louer, les biens de très grande qualité et le haut-de-gamme trouvent preneurs

· Des investisseurs en recherche de sécurité continuent d'acheter de la pierre sans se soucier du rendement et font monter les prix des petites surfaces parisiennes de +0,9% en un mois

· L'achat-revente est en panne et bloque le marché des biens familiaux (grandes surfaces de 3 pièces et plus) dont les prix baissent de -1% à Paris.

À Paris comme en banlieue, le marché est endormi. Mis à part les petites surfaces de grande qualité de moins de 350 000€ et le micro-marché du très haut de gamme, les ventes sont rares. Quelques primo-accédants aidés ou aisés parviennent encore à bénéficier de taux d'intérêt exceptionnels. Pour le reste, tout est compliqué.

Inquiétés par un climat économique (chômage, récession, crise de l'euro) et politique (fiscalité du patrimoine, protection des loyers) incertain, les acheteurs et les vendeurs attendent un marché plus lisible dont les orientations en matière de prix seraient plus franches.

Le déclic se fait attendre mais ne devrait pas s'opérer avant quelques mois. Pour preuve, alors qu'en 2011, environ 850 000 transactions avaient été enregistrées, le marché de 2012 devrait être inférieur à celui de 2009, soit moins de 600 000 transactions signées. Les professionnels de l'immobilier doivent donc se préparer à une période très difficile.

L'expert :

Sébastien de Lafond a vingt ans d'expérience dans la finance internationale et le développement de sociétés innovantes. Il commence sa carrière au sein de la banque Paribas, puis dans les banques américaines JPMorgan et Bank of America. Il conseille d'abord des particuliers pour la gestion de leur patrimoine, puis accompagne des entreprises dans la réalisation de leur stratégie financière et industrielle. En 1999, Sébastien de Lafond cofonde et dirige la société de capital-risque Add Partners, qui a financé une vingtaine de sociétés européennes de croissance, dont certaines ont été acquises par Microsoft, Oracle, Nokia-Siemens, Salesforce.com. De retour en France, il constate le manque de transparence et d'efficacité du marché immobilier. Convaincu de la pertinence d'allier la puissance d'Internet et la force d'un réseau physique constitué d'agences soigneusement sélectionnées et encadré par des process rigoureux, il fonde en 2008 MeilleursAgents.com, le réseau des agents immobiliers performants.

A propos de MeilleursAgents.com

Fondé en 2008, MeilleursAgents.com, Réseau des agents immobiliers performants, accompagne les particuliers dans la réussite de leur projet immobilier, pour la vente et l'achat. MeilleursAgents.com permet :

- Au vendeur, d'être mis en relation avec les meilleures agences de son quartier pour vendre dans les meilleures conditions de prix et de délai ;

- A l'acheteur, de bâtir un projet d'achat solide (financement, localisation, nature du bien) et de trouver la perle rare sans perdre de temps.

MeilleursAgents.com sélectionne les agences immobilières sur la base de leurs performances de vente auditées, et supervise leur travail pour garantir la satisfaction de ses clients. Aujourd'hui, MeilleursAgents.com dispose d'un réseau de 700 agences en France (IDF, Paca, Grand Ouest, Rhône-Alpes) et compte 70 employés. Premier site immobilier (hors site d'annonces) avec plus d'un million de visiteurs par mois, MeilleursAgents.com développe des solutions innovantes (prix en temps réel, évaluation des biens en ligne...) qui bousculent les pratiques commerciales et apportent plus de transparence au marché immobilier.

Site web : http://www.meilleursagents.com

A propos du baromètre MeilleursAgents.com

Chaque mois, MeilleursAgents.com publie son baromètre des prix de l'immobilier résidentiel à Paris et en Île-de-France, un indicateur avancé qui permet d'analyser précisément les différents marchés locaux et de donner une tendance en temps réel à tous les acteurs de l'immobilier.

Ce baromètre mensuel est calculé sur la base des avant-contrats (promesses de vente ou compromis) signés après expiration du délai légal de rétractation de 7 jours par les 500 agences du réseau MeilleursAgents.com en Ile-de-France, quand les données de la Chambre des Notaires d'Ile-de-France se basent sur les actes authentiques enregistrés dans les offices notariaux.

Le passage chez le notaire se faisant généralement 3 mois après la signature de la promesse de vente, ce délai explique le décalage observé entre le baromètre MeilleursAgents.com et les statistiques officielles.

Depuis le lancement du Baromètre en septembre 2008, les tendances annoncées par MeilleursAgents.com ont toujours été confirmées par les données des notaires quelques mois plus tard.




Voiture d'occasion

POUR UN INVESTISSEMENT EFFICACE DANS LE LOGEMENT

UNPIL’UNPI, représentante des propriétaires immobiliers privés français, a déposé le 5 mai une plainte auprès de la Direction générale de la concurrence de la Commission européenne pour améliorer la situation du logement en France. L’objectif étant de rétablir les conditions d’une concurrence loyale sur le marché de l’immobilier locatif. Les aides d’Etat dont bénéficie le parc public ont en effet créé des distorsions de concurrence injustifiées tout en prouvant leur inefficacité au regard du but poursuivi : le logement des plus démunis.

Jean Perrin, président de l’UNPI, rappelle la nécessaire complémentarité des parcs public et privé mais tient à souligner que le secteur privé, qui représente 6,2 millions de logements, est non seulement soumis à une lourde fiscalité mais aussi pénalisé par une discrimination résultant des nombreuses aides publiques consacrées au logement (dont il ne reçoit qu’une faible partie). Les bailleurs publics français bénéficient de plus de 20 milliards d’euros d’aides par an (sans compter les aides indirectes et locales) et sont en concurrence directe avec les bailleurs privés, s’adressant de surcroit à la même population. Sur ces 20 milliards, 3,8 milliards correspondent à des aides à la pierre, 9,1 milliards d’euros à des avantages fiscaux concernant la TVA et la taxe foncière, 1,2 milliards à des avantages de taux de prêts et 6 milliards à des aides à la personne.

Mis en place à l’origine pour les plus modestes, le parc public devait fournir des logements sociaux aux ménages des deux premiers déciles de l’échelle des revenus, les 20 % de foyers français les plus pauvres. L’écart est si grand entre cet objectif théorique et la réalité constatée que la Cour des comptes a pu noter que les revenus moyens et médians des locataires du secteur privé sont inférieurs à ceux des locataires du secteur public des habitations à loyer modéré. Car en pratique, 60 à 70 % de la population est éligible à un logement social et des ménages dont les revenus dépassent les plafonds initialement instaurés en bénéficient. Ainsi, en 2007, les critères d’éligibilité avaient permis à près de 400.000 familles parmi les plus riches de France d’accéder au logement social et plus de 50.000 d’entre elles appartenaient même au dixième décile, le plus élevé, de l’échelle des revenus. Ce constat est d’autant plus saisissant qu’en dépit de l’importance des aides au secteur public, la France a passé le triste cap des 300.000 personnes sans domicile fixe.

Il semble donc évident que l’aide apportée aux bailleurs publics est inefficace car elle ne remplit pas les objectifs même du logement social qui la justifient et que la vérification qu’elle bénéficie bien réellement aux plus pauvres est très insuffisante. Le jeu de la concurrence au détriment des bailleurs privés et des locataires n’est-il pas biaisé ?

Pour toutes ces raisons, l’UNPI considère que les aides au parc immobilier public français violent la réglementation de la concurrence européenne en matière d’aides d’Etat et ceci sans respecter les règles établies au niveau européen concernant la compensation des Services d’intérêt économique général (SIEG).

L’UNPI, par la voix de son président, affirme la nécessité et l’importance de l’accès à un logement abordable pour tous, et en particulier pour les personnes défavorisées qui, pour des raisons de solvabilité, ne sont pas en mesure de trouver un logement aux conditions de marché. Des solutions concrètes doivent être mises en place pour s’assurer que les aides bénéficient effectivement à ceux qui en ont le plus besoin. La situation d’ensemble du marché français du logement doit être améliorée, en créant des conditions d’investissement équitables pour les propriétaires. C’est dans cette optique que l’UNPI a formulé une plainte auprès de la Commission européenne.


Contact presse :
Anne Pronier
01 44 11 32 54
anne.pronier@unpi.fr





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